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Dada ou la vie

Dada ou la vie

Papillon Dada, Tristan TZARA 1919-1920.

Dada. Voilà un mot qui sent l’enfance. Les balbutiements des premières années. Les jeux. La cours de récré. Au début du XXe siècle, un groupe d’artistes le choisit comme nom pour le mouvement qu’il est en train de lancer. Nous sommes en 1916. Le monde est à feu et à sang. Rien ne va plus. Sur la terrasse d’un café de Zurich, Tristan Tzara, Hans Arp, Marcel Janco et quelques autres décident de dire « Merdre ! » (pour reprendre la fameuse réplique d’Ubu Roi d’Alfred Jarry, précurseur du mouvement) à cette époque absurde. De chambouler les conventions. D’Insuffler de la vie dans cette chambre mortuaire qu’est l’Europe, avec ce qu’elle peut comporter de hasards et de rires. Dada, c’est « une bouffonnerie sortie du néant. » selon Hugo Ball, l’un de ses instigateurs. Avec son étymologie italienne, « bouffonnerie » évoque la Commedia della Arte. La comédie à l’état pur. La joie de vivre sans demi-mesure. Plus que tout autre, Dada est un véritable mouvement culturel. Parce qu’il n’est pas figé. Il réagit. Réagit à tout ce qui l’entoure. Dada ne fait pas qu’évoquer l’enfance. Il est enfant. Il questionne et perturbe ses spectateurs sans grands discours intellectuels. Il s’adonne aux collages, aux jeux de mots, au déguisement et surprend le public. Attise forcément les critiques. Mais s’en contrefiche. Quelques années après son lancement, il inspire André Breton et toute sa troupe surréaliste. Un siècle plus tard, Cire Trudon. Alors, en allumant votre bougie Dada, laissez-vous porter par ses senteurs turbulentes. Réveillez vos premiers souvenirs d’enfance. Et dites un grand « Merdre ! » libérateur.